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mardi 2 avril 2019

Une rencontre avec Annick Bilodeau de CKAJ 92,5 à Jonquière

 Annick Bilodeau
© Photo courtoisie CKAJ



Les médias sont essentiels. Un organisme ou une personne ou un fait dont personne ne dit mot, c’est un peu comme s’il n’existait pas. Cela va de soi que les plus connus sont ceux dont on parle le plus.

Lors d’une entrevue récente à CKAJ, je me suis demandé si, au-delà de l’image publique, nous connaissions vraiment la personne qui nous accueille pour une entrevue. Un exercice qui vaudrait la peine d’être fait pour toutes les rencontres avec ces « gens des médias » envers lesquels nos attentes sont plus grandes que notre compréhension quand il y a absence.

 Invitée à l’émission Simplement Bilodeau, à titre de présidente du Comité des candidatures de l’Ordre du Bleuet, j’étais curieuse de savoir ce qui motive ce bel enthousiasme pour la radio communautaire. J’ai osé poser la question à Annick Bilodeau.

Originaire de Kénogami, elle a multiplié les expériences en différents domaines, incluant la radio qui demeure le cœur de sa passion. Pourquoi la radio communautaire? En 1997, sensible à la montréalisation des ondes qui rogne l’espace des émissions produites en région, Annick fait ses débuts au sein de la Coopérative des artisans Radio-Soleil.

Convaincue de la nécessité de conserver nos médias de proximité, depuis plusieurs années elle est de tous les combats  afin d’assurer la bonne marche et la survie de CKAJ 92,5.  « Le pouvoir de décision de cette entreprise radiophonique afin de mieux répondre aux besoins multiples des gens de chez nous autant sur le plan  de la diversité musicale qu’au niveau des différents services offerts à la communauté » est ce que j’apprécie le plus, confie-t-elle.

Sa préférence? « Les entrevues axées sur l’intérêt humain, mettre en lumière mes invités et prendre le temps pour le faire. » C’est d’ailleurs ce que j’ai ressenti au cours de nos 15 minutes d’entretien sur les ondes.

Aider et accompagner les personnes en difficulté en lien avec des problèmes de santé mentale font partie de ses principales préoccupations. Pour toucher un maximum de personnes, avec des intervenants qualifiés, avec la collaboration précieuse de Deuil 02 et le Centre de prévention du suicide, Annick coanime au 92,5 les chroniques De l’ombre à la lumière et Célébrez la vie!   C’est sa façon à elle de rendre service à sa communauté et de redonner à la collectivité.

« J’aime l’humain d’abord et avant tout et faire œuvre utile. »

Simplement Bilodeau!  Vraiment ? Je dirais : Formidablement Bilodeau.

***

Pour entendre l’émission du 21 mars à CKAJ 92,5 : cliquez ICI




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dimanche 22 décembre 2013

Sans regret... certains départs sont des arrivées.


Certains départs sont des arrivées. 

Johanne St-Pierre

Invitée par l'ineffable Jojo (Johanne St-Pierre) au brunch d'adieu pour trois personnes de la salle de rédaction du journal Le Quotidien, j'ai ressenti, avec joie, n'éprouver aucun regret de mon propre départ survenu le 26 mars 2009. J'ai été amoureuse de ma profession de journaliste. J'y ai connu des moments de grande intensité, j'y ai fait des rencontres inoubliables. Et, les retrouvailles d'aujourd'hui, confirment que j'y ai tissé des liens faits d'amitié et de respect. Mais j'ai pu mesurer aussi que ce départ, soi-disant à la retraite, m'a permis d'arriver à ce que finalement on aspire plus que tout : la liberté de disposer de son temps pour réaliser des projets sans se soucier de gagner le pain de chaque jour.

Ce 22 décembre, nous étions plusieurs « retraités » à venir saluer ces trois personnes qui ont été compagnes et compagnon de travail. 

Micheline Belley, Gilles Lalancette, Catherine Delisle.
Au fil d'arrivée pour le plaisir de vacances sans fin. 
Photo empruntée sur le mur de Marc St-Hilaire

 Micheline Belley, secrétaire de rédaction. Cette femme intelligente autant du cœur que de l'esprit. Patiente devant nos impatiences. Mémoire vive face à nos oublis. Si présente que chacun avait l'impression d'avoir SA secrétaire particulière. Et j'apprends aujourd'hui qu'elle est une artiste.

Catherine Delisle, journaliste qui a conclu sa carrière au poste de chef des nouvelles. Passionnée, combative, acharnée. Tout un personnage! Dont je retiendrai, non pas son professionnalisme évident, mais plutôt un sens critique omniprésent ponctué d'un souci d'humanité qui explique, du moins à mes yeux, le paradoxe de ses prises de position.

Gilles Lalancette, chef de pupitre depuis des décennies. Mon premier souvenir de son tempérament fougueux remonte à 1974, dans la tourmente de ma première expérience d'une grève où les débats sont très révélateurs des convictions de chacun. Il avait gagné mon respect. Ne l'a jamais perdu. Il était le gardien de la qualité de nos textes. Le bouclier méconnu contre l'humiliation de nos erreurs détectées avant que d'être publiées.

Stéphan Bégin, Carol Néron, Paul Armand Girard, Patricia Rainville, Denis Bouchard, Normand Boivin, Serge Émond, Catherine Doré, Pascal Girard, Gilles Lalancette, Yvon Bernier, relève, Denis Villeneuve, ?, Katherine Belley-Murray, Dave Ainslay, Anne-Marie Gravel, ?, Laura Lévesque, Louis Tremblay, Lucien Émond, Micheline Belley, Christiane Laforge, Claude Côté, Catherine Delisle, Denise Pelletier, Mélanie Côté, Marc St-Hilaire, Bernard Larouche, Isabelle Tremblay?, Yves Boudreault, Mélyssa Gagnon,Daniel Côté, Pierre Félice, Johanne St-Pierre, Rémi-Gilles Tremblay, Louis-Marie Lapointe.

 Cette rencontre me confrontait aux ex, aux confrères et à la relève. Plusieurs générations réunies. Je me disais que j'avais connus les meilleures années de ce métier de journaliste. Et pourtant, devant la persévérance des compagnons d'hier et l'ambition enthousiaste des jeunes, j'ose croire que ce métier survivra à cette ère où la gestion du profit risque de tuer la quête d'une information au service du client lecteur pour privilégier un contenu au service du client annonceur.

 Les retraités de la rédaction : Yvon Bernier, Micheline Belley, Carol Néron, Catherine Delisle, Gilles Lalancette, Denis Pelletier, Lucien Émond, Christiane Laforge, Paul Armand Girard, Claude Côté, Pierre Félice et Louis-Marie Lapointe.
© Photo Michel Tremblay








mercredi 11 décembre 2013

Le déclin : la chronique du livre disparaît au Quotidien et Progrès-Dimanche


Yvon Paré

Un courriel de l'Association professionnelle des écrivains de la Sagamie (APÈS) me confirme une rumeur que j'espérais fausse. Le Progrès-Dimanche (version dominicale du Quotidien) ne publiera plus la chronique du livre, superbement tenue par Yvon Paré depuis des années. 

Dernière rescapée de ce qui a déjà été les belles années de la Section des arts de ce média qui n'a cessé de subir une réduction de ses pages, de son contenu et des ressources humaines, cette chronique demeurait un des fleurons de cet hebdomadaire. Une chronique qui avait cette particularité, outre d'être magnifiquement écrite, de se consacrer à la littérature québécoise et d'être bien souvent notre seule référence pour découvrir des auteurs occultés par la filière des médias métropolitains. Pour certains auteurs et éditeurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, c'est la perte d'une tribune majeure. Surtout que cette chronique ne versait ni dans le populisme ni dans la complaisance, mais offrait une analyse critique de grande qualité sur l'œuvre traitée.

La vente de livres au Québec génère près de 700 à 800 millions de dollars annuellement, surpassant les ventes de l'industrie du cinéma et de la musique (source Sodec ). Ce sont plus de 12 000 emplois concernés (outre les écrivains). Par le nombre élevé de son assistance au Salon du livre (plus de 18 000 personnes cette année) et la fréquentation assidue des bibliothèques publiques, la population du Saguenay–Lac-Saint-Jean démontre un réel intérêt pour les livres. Une réalité qui indiffère les directeurs de rédaction des journaux que nous lisons.

Ce qui est tragique c'est qu'un livre dont personne ne parle n'existe pas pour le public lambda.

Incompréhension et déception m'animent devant cet abandon. Un deuil de plus que nous impose une presse devenue un simple produit de consommation. 

L'alternative – qui était également une vitrine, un lien pour le journal Progrès-Dimanche – demeure le blogue d'Yvon Paré, un répertoire de plus de 400 chroniques de celui qui n'abandonnera pas ces auteurs qu'il a passé sa vie à défendre.


***
Yves Ouellet

Dans la foulée des coupes, sans doute fortement suggérées par les gestionnaires du groupe Gesca, un autre chroniqueur a été éjecté : Yves Ouellet. Le grand voyageur qui portait un regard unique sur les lieux qu'ils nous faisaient découvrir a aussi disparu de notre Quotidien.