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vendredi 28 mars 2014

Démocratie dites-vous?



En parallèle avec ce blogue, je navigue désormais sur le site Mauvaise herbe. J'y accoste au moins une fois par mois.

Mon sixième texte, publié le 28 février 2014 : Démocratie dites-vous?

Nos aspirations à une démocratie qui soit réellement démocratique ne demeurent-elles pas utopiques? À partir du moment où les prétendants à la députation adhèrent à un parti, ils ne sont plus la voix du peuple, mais bien les défenseurs des idées partisanes. Une fois élu, un député n’est plus le représentant des gens de son comté, mais le porte-voix d’une ligne de pensée unique. La dissidence sans permission préalable entraîne l’exclusion.

Fatima Houda-Pépin en est un exemple marquant. Dans ce propos, peu importe le sujet de la divergence de la députée de La Pinière, le fait est qu’elle a refusé de se taire, qu’elle a revendiqué le droit de défendre son point de vue et, par là, celui des gens qui l’ont élue. Inadmissible selon le chef du parti libéral qui précise : « Il s'agit d'un geste sérieux dont les conséquences pourraient être sérieuses s'il n'est pas corrigé rapidement. Un geste de “rupture” envers les “lignes d'autorité” du parti […] ». Le choix de cet exemple n’est pas partisan. Chaque parti peut coiffer ce chapeau.

Le plus odieux dans la partisanerie, c’est le détournement du pouvoir donné. Une fois les bulletins de vote dépouillés, après une campagne électorale qui occulte trop souvent la vérité au profit de la médisance, voire la calomnie, chaque citoyen doit se résigner à être représenté par le « gagnant » qu’il soit dans le parti au pouvoir, dans l’opposition officielle ou l’opposition silencieuse. Une loterie où, malgré tout, je continue de croire en une majorité bien intentionnée, dévouée et déterminée à bien représenter… le parti? … le citoyen?

Les bonnes intentions se heurtent, hélas!, au souci obsédant de « garder » ou de « reprendre » le pouvoir. C’est là que le citoyen risque d’être totalement écarté des enjeux. Quand les décisions sont bradées contre l’étalon-or politique : le vote du clan le plus nombreux.

Des élections — encore! — se préparent au Québec. Combien je me désole devant la trop courte survie d’un gouvernement minoritaire, alors qu’évitant la dictature d’une majorité partisane, l’opposition aurait pu assurer un débat et, dans le meilleur des cas, une action concertée basée sur le meilleur intérêt de la nation.

Malheureusement, à quoi assiste-t-on? Dès le lendemain des élections, la machine des spéculations se met en branle pour développer la stratégie d’une mise à mort, sans égard à son bien fondé. Le but : prendre le pouvoir. Rien à voir avec la bonne gouvernance encore moins d’être au service du peuple. Sur la scène parlementaire, les « comédiens » se campent dans leur rôle. D’un côté, on tente de garder l’équilibre sachant que quoique l’on fasse, les autres multiplieront les crocs-en-jambe. Dans les coulisses, c’est pire. Il s’agit de saisir le meilleur moment pour donner le coup fatal, provoquer la chute dans l’espoir de s’emparer du trône. Ne soyons pas naïfs. Ils s’accuseront les uns les autres d’avoir précipité les élections. Si le parti au pouvoir prend l’initiative, il sera accusé d’opportunisme. S’il ne le fait pas, l’opposition provoquera la chute selon que le moment lui soit propice. Et le grand perdant demeure le peuple. Pendant tout ce temps gaspillé, le fort délaissé par ses gardiens, un pouvoir occulte et souterrain étend toujours plus loin ses tentacules.

Faut-il s’étonner de la désaffection de plus en plus grande des personnes qui choisissent de ne pas user de leur droit de vote? Nous sommes nombreux à subir ce tragique dilemme de ne pouvoir voter pour quelqu’un, trop occupés à voter contre quelqu’un.

À quoi me sert d’élire la meilleure personne, la plus compétente, la plus dévouée, si elle se retrouve condamnée à l’obéissance aveugle, privée de la liberté d’exprimer ses doutes, dépouillée de son sens critique? Quelle est la valeur de mon choix s’il me met à la merci d’une autorité absolue, puisque mon représentant sera contraint de se soumettre?

Dans mes délires nocturnes, il m’arrive de penser que ce serait bien de n’avoir à choisir que des candidats indépendants. À chacun de me convaincre qu’il saura défendre les intérêts de ma région mieux que quiconque auprès d’un chef d’État élu préalablement par tous les citoyens. J’ai bien écrit délires nocturnes.

Il est plus que temps d’une réforme. Et pour la réussir, il faudra que tous partis confondus franchissent le pas qui permettra cette réforme. Y songer suppose une indépendance d’esprit au-delà de toute partisanerie. Hélas! Hélas!

… Pour qui sonne le glas?


***

mercredi 13 juin 2012

Dans les faits... lettre d'Ariel à J. Charest

En attendant de retrouver la force de reprendre le clavier pour m'exprimer, voici un écrit que j'endosse de toute ma conscience de citoyenne qui refuse que le parti libéral continue impunément de mentir. Je vote pour cette jeunesse libre qui se fait entendre malgré les coups de matraques, la violence policière armée et les emprisonnements arbitraires que je préfère à une jeunesse libéral. Ce texte se retrouve ici:

Voici le texte intégral:

Réponse à Jean Charest

par Ariel Laforge, jeudi 7 juin 2012, 22:47 ·
Monsieur Charest,

Dans les faits, plus de 75 % des étudiants se sont prononcés contre la hausse drastique des frais de scolarité.

Dans les faits, la majorité des élèves ont fini leur session sans retard, car la grève a été refusée généralement par un vote extrêmement serré (pour certains, ça répondait de justesse au 50 % + 1). Il faut aussi savoir que les votes contre la grève n’avaient pas à être reconduits alors que les votes pour la grève devaient être reconduits hebdomadairement.

Dans les faits, plusieurs établissements en grève ont eu une reprise des cours forcés par une occupation policière (force de l’ordre ou privée) après que le gouvernement a décidé de ne plus reconnaître le droit à la grève étudiante faisant passer le terme de grève à boycott, un changement d'image nécessaire pour une prise de position qui va à l’encontre de tout ce qui était socialement admis depuis plus de 40 ans.

Dans les faits, aucune preuve, étude ou recherche ne prouve que les universités du Québec soient sous-financées. Au contraire, les données tendent à prouver que les universités n’ont jamais été aussi riches, mais les fonds semblent être déplacés de l’enseignement vers la recherche non-fondamentale qui sert les compagnies privées. Les universités ne sont donc pas sous-financées, mais leur gestion soulève de sérieuses questions.

Dans les faits, ceux qui ont fait la demande d’augmenter le financement des universités sont les mêmes personnes qui ont décidé unilatéralement de déplafonné leur fond de retraite leur octroyant ainsi une augmentation de leur revenu à la retraite dépassant plus de 50 000 $ par année (il faut savoir qu’au Québec, le salaire moyen de la population avoisine les 50 000 $ par année). Ce déplafonnement est financé à même les budgets de fonctionnement des départements universitaires créant un déficit pour les universités allant de 1 à plus de 10 millions de dollars.

Dans les faits, le Québec a les frais universitaires les plus faibles en Amérique du Nord, mais ils sont parmi les plus élevés de l’OCDE et la province est encore loin d’atteindre les objectifs du pacte de gratuité scolaire que l’État a signé.

Dans les faits, selon l’OCDE, le programme de prêt étudiant le plus généreux est celui de l’Ontario.

Dans les faits, la bonification du programme de prêts et bourses permettra à environ 10 % des élèves non admissibles
d’y avoir droit (on parle ici d’avoir droit à la capacité de s’endetter pour étudier en ne payant les intérêts qu’une fois les études complétées) est financer à même le budget de fonctionnement des universités et le crédit d’impôt pour les frais de scolarité. En gros, on prend de l’argent depuis le remboursement des étudiants et aux universités pour donner de l’argent aux universités de façon à ce que les banques puissent faire des bénéfices dans le processus.

Dans les faits, le coût réel par jour peut différer grandement selon la méthode employée. Moi j’ai tendance à calculer ce que ça me coûte réellement. Donc, je mets de côté le crédit d’impôt pour les frais de scolarité puisqu’il s’agit d’un remboursement effectué quelques années plus tard, une fois le diplôme obtenu. Alors, nous avons une hausse (maintenant) de plus de 1760 $ répartis sur 7 ans, ce qui nous donne environ 252 $ de plus chaque année. 252 / 365 = 0,69 $ la première année. En détail : année 1 = 0,69 $, année 2 = 1,38 $, année 3 = 2,07 $, année 4 = 2,76 $, année 5 = 3,45 $, année 6 = 4,14 $, année 7 = 4,83 $. Et si l’on fait la moyenne sur 7 ans, on obtient une hausse de 2,76 $ par jour, soit 5 fois plus élevé que ce qui est prétendu. Mais mon calcul pourrait aller beaucoup plus loin, parce que ce qui n’est plus dit (mais toujours prévu), c’est qu’une fois la hausse drastique complétée, les frais de scolarité seront soumis à une hausse de 5 % par année. Alors, maintenant, le coût par jour, on le calcul pour quelle cohorte?

Je ne m’étendrai pas sur la loi 78, une loi qui s’étend sur tellement de domaines qu’il en devient difficile de voir la réelle portée de cette dernière sans faire une dissertation qui comprendrait plusieurs pages. Je signalerai seulement que les personnes même qui devraient la plaider la dénoncent (le Barreau du Québec, les juristes de la couronne).

Dans les faits, le Québec se veut démocratique, mais il est la dernière province canadienne à permettre à ses policiers à effectuer des arrestations de masses (une technique dénoncée plusieurs fois par l’ONU notamment). C’est aussi la province qui a le plus recours aux lois spéciales et aux votes sous bâillons pour régler les conflits de travail et les débats sociaux.

Dans les faits, ce qui a paru, au début, comme un conflit d’une hausse de frais est un conflit idéologique où un gouvernement à l’allégeance impérialiste tente d’éluder le débat nécessaire pour faire passer une société à tendance socialiste à une société capitaliste dure.

Ariel Laforge

dimanche 17 avril 2011

Parlons élections


 Au Québec, 38% des répondants au sondage estiment que 
Ses adversaires Stephen Harper et Michael Ignatieff récoltent respectivement 14% et 13%.
Photo PC
 
Tellement d’évènements bousculent la planète que mon esprit se sent ballotté d’une tempête à l’autre, incapable de garder le cap dans une direction précise. Haïti, Côte-d’Ivoire, Tunisie, Égypte, Lybie, Yémen, Iran, Japon.  Ajoutons le Canada, où toutes allégeances confondues font preuve que la partisannerie et la soif du pouvoir prévalent sur le bien-être du peuple. Il y a bien des extrémistes, des intégristes politiques ou religieux ou les deux qui veulent le pouvoir pour imposer leurs idées. Le pire est d’imaginer qu’ils sont sincères. L’insupportable sera de les subir. 

Parlons élections

Plusieurs fois déjà des appels “confidentiels” ont fait sonner mon téléphone dans le but de connaître si le candidat nommé pouvait compter sur mon appui.  Chaque fois je réponds : « Je veux entendre jusqu’au bout ce que chacun propose avant de prendre ma décision. »

C’est la moindre des politesses que de les laisser s’exprimer jusqu’au 2 mai, sinon pourquoi dépenser 300 millions pour une campagne électorale? Pour des affiches peu convaincantes? Pour le palmarès de la publicité la plus ignoble? Pour le refus outrageant de répondre aux questions légitimes des journalistes? Pour voir des citoyens expulsés des assemblées qui devraient pourtant servir à débattre des idées pour lesquelles on leur demande de voter?

Je compte bien réfléchir jusqu’au bout afin de ne pas commettre d’erreur. Sachant les limites de notre système électoral, je dois me résoudre à orienter mon vote en fonction de la gestion de mon pays et non de la valeur du candidat puisqu’il se soumettra aux directives de son chef, bien que, logiquement, il devrait plutôt s’occuper des directives de la population qu’il représente. Puisque j’ai combattu pour la reconnaissance de l’égalité des femmes et des hommes, pour l’accès aux soins de santé et à l’instruction pour tous sans discrimination à l’égard de la fortune, pour la protection et le soutien des plus faibles, pour une société privilégiant la prévention et surtout pas la répression, pour un pays soucieux de protéger ses terres, son eau, son environnement, pour un gouvernement capable de mettre un frein à la cupidité des banques,  à l’irresponsabilité des multinationales, à la destruction des emplois et à l’exploitation des travailleurs, je veux connaître lequel va le mieux se battre pour ces mêmes priorités. À la toute fin, aurais-je le choix entre le pour ou le contre?

***
Pour information : Les cinq plateformes électorales

Vert 
NPD
Libérale
Conservatrice
Bloc 

L'alternative de Chantal Hébert

J'ai emprunté cette illustration ici

mardi 2 juin 2009

Ouf! La loi Hadopi a été rejetée!

Ne rêvez pas. La répression a le Pouvoir.

Effectivement rejetée en avril, la loi Hadopi a été adoptée le 12 mai dernier par les députés de la République de France à 296 voix contre 233. Liberté, égalité, fraternité!
Bien naïfs ceux qui croient qu'il s'agit de défendre les droits d'auteurs.

Que les droits d'auteurs soient protégés, je suis d'accord. Que l'on cherche une solution intelligente et juste pour contrer le téléchargement illégal, je comprends. Mais qu'une république (la France) qui est née dans une volonté de droits et liberté ait pu concocter une loi telle que la loi dite HADOPI (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet), confiant à un tiers, en total conflit d'intérêt et non à la Justice, le pouvoir de surveiller (espionner?) et de punir (coupure totale allant jusqu'à un an de tout accès Internet au «client payeur de cet accès internet) l'accusé, coupable ou non, sans jugement, sans défense, sans égard au fait que «le crime» reproché puisse avoir été commis par un autre que «le présumé coupable», me fait terriblement peur.




Mes convictions personnelles et mon respect pour les artistes m'imposent de ne jamais, intentionnellement, télécharger illégalement. Cependant, il arrive que plusieurs membres de ma famille, plusieurs amis et amis d'amis de passage se connectent sur le routeur inscrit à mon nom, ainsi qu'ils me permettent de le faire quand je les visite. Je deviendrais responsable de leurs téléchargements ainsi que de toutes autres personnes qui, à mon insu, utiliserait légalement ou non mon accès Internet? Merveilleux monde que l'on voudrait nous imposer, où la présemption d'innocence, le droit à la défense et la justice sont bafoués.

Pourquoi me suis-je intéressée à cette loi? Parce que certains fournisseurs de l'Internet au Québec, notamment Pierre-Karl Péladeau de Vidéotron, aimeraient bien disposer de ce pouvoir.

Petit à petit, au nom de la «vertu», notre société devient répressive, infantilisante et coercitive. On ne veut pas nous protéger. On veut nous contrôler.

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samedi 7 mars 2009

Théâtre Palace Arvida... le sort en est jeté


Théâtre Palace Arvida
©Photo Sylvain Dufour - Le Quotidien


«2009. Ah! Une année toute neuve où tout n’est encore qu’une promesse!», écrivais-je dans mon Art Édito publié dans le Progrès-Dimanche du 11 janvier 09.

Une année qu’une crise économique mondiale transforme en défi.

Les pessimistes prévoient une réduction des subventions publiques et privées. Quoique, près de 2,7 milliards de nos impôts vont aller dans les goussets de l’industrie automobile américaine. J’aurais préféré le fromage… et plus encore le ramage de nos auteurs, de nos chanteurs, de nos comédiens. Il faut que la roue tourne dans ce pays où l’on retiendra désormais au bercail les pas de danse et les musiques qui, avant l’automne 2008, franchissaient avec honneur les océans.

Les cyniques voient une belle occasion de justifier de nouvelles coupures au nom de l’austérité imposée. Il y a de la grogne dans l’humeur d’un public qui remet sérieusement en question les choix et plus encore le coût de certaines œuvres soumises à leur regard perplexe.

Les sceptiques doutent de la portée d’une voix, celle des élus et celles des artistes qui semblent se complaire dans le silence malgré le maintien des coupures de 46 millions après les avoir dénoncées si passionnément avant les dernières élections fédérales.

Les ironiques, fidèles spectateurs de la grande scène publique, nous diront qu’avec 18 sénateurs de plus et une croissance exponentielle du nombre des ministres, il faut y voir un exemple de la nouvelle politique de création d’emplois au service de la comédie humaine.

Toute nouvelle année devient la somme de ce qui a précédé. Certains affrontent la fin d’un rêve cherchant le secret du phœnix, d’autres poursuivent un combat créatif malgré les doutes récurrents, parce que créer est LA raison d’être.

Le poids des briques

L’ombre de janvier plane sur les fondateurs de Québec Issime. La fougue créatrice qui ne s’est jamais démentie parmi les membres de ces familles d’artistes vient de frapper un mur.

L’image est directe, car il s’agit bien de briques contre lesquelles se cassent des ambitions. Icare n’est pas le seul dont l’orgueil a fondu au soleil. Furent-ils trop audacieux?

À Chicoutimi, malgré les protestations du milieu, plusieurs bâtiments, joyaux de notre patrimoine architecturale, ont été sacrifiés sans égard à leur valeur historique : la maison du Dr Angers en 1978, la gare de Chicoutimi dont la restauration ratée aura été pire que le pic du démolisseurs, la maison J.-A. Truchon en 1989, le théâtre Capitole de la rue Racine en 1991, la maison Lévesque en 2007. Ouf! On a sauvé la Pulperie… de justesse.

Le Théâtre Palace Arvida figurerait sans doute dans cette funèbre énumération s’il n’y avait eu la témérité de la famille Doré? Irréaliste défi?

Et si le tort était de les avoir laissés seuls à oser croire que l’on devait sauver le Palace?

L’achat et la rénovation de la bâtisse ont pesé lourd sur les épaules de Logistik 22 qui se voulait, avant tout, une maison de productions, de création et de diffusion de spectacles.

L’éveil public et le soutien politique sont-ils venus trop tard pour assurer l’avenir de ce qui s’est révélé une école et un tremplin pour de nombreux artistes rayonnant aujourd’hui hors de la région ? Plusieurs musiciens au Cirque du soleil, plusieurs chanteurs sur les scènes du Québec nous le disent.

«Mais où trouver l’argent?» se défendent les protecteurs (?) des fonds publics? Peut-être au même endroit que les 8 M$ dépensés pour la restauration du Palais des sports de Jonquière en 2005, ou les 2,2 M$ pour le centre multi sports du parc St-Jacques, ou encore le million additionnel annoncé en 2007, de nouveau pour le Palais des sports, fonds provenant des surplus d’Hydro-Jonquière.

Lourdes, très lourdes sont les briques!

***

Le 14 novembre 2007, en conférence de presse, il était question de la formation d’un comité de concertation composé de représentants de la Ville et du gouvernement du Québec, avec la collaboration d’Emploi Québec, promotion Saguenay, du ministère du Développement économique, Innovation et Exportation (MDEIE) et du Conseil local de développement (CLD) de Saguenay. Plusieurs mesures étaient envisagées pour un redressement de la situation financière de Logistik22 afin d’assurer son existence au sein de la communauté régionale incluant la sauvegarde du Palace Arvida. Pourtant, quatorze mois plus tard, le syndic Fabien Tremblay obtient du tribunal le mandat de vendre le Théâtre Palace Arvida pour défaut de paiement. Qu’est-ce qui n’a pas été fait ?

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vendredi 17 octobre 2008

La culture, un enjeu politique en 2008




Progrès-dimanche
Arts Édito, dimanche, 12 octobre 2008, p. 52

La culture, une première au débat

Christiane Laforge

Rarement, voire jamais, les arts ont été un enjeu électoral au Canada. Il faudra se souvenir de cette élection d'octobre 2008, alors que la question des subventions au développement, au soutien et à la diffusion internationale de la culture est de toutes les tribunes. Si bonne soit ma mémoire, je ne me souviens pas d'un débat des chefs où il a été question de la culture et des artistes, comme ce fut le cas le 30 septembre dernier. Pourtant, sans distinction d'allégeance, l'incurie de nos gouvernements successifs à l'égard des arts n'a jamais fait défaut.

Outrée

Les organismes et les institutions de la culture sont constamment à se battre pour leur survie, dépensant une énergie folle à défendre leur existence avant de pouvoir songer à investir dans leur développement. Nos écoles aux classes surpeuplées craignent devoir amputer la musique, les arts visuels et le théâtre de leur programme officiel, que les écoles privées assument, à prix raisonnable certes, mais non accessible à toutes les bourses.

Et que dire des artistes, ces écrivains, peintres, sculpteurs, danseurs, musiciens, comédiens, ces créateurs dont le cerveau et le talent sont la matière première d'une industrie engendrant plus de 83 milliards $ de revenus dans notre économie collective? Alors que la grande majorité d'entre eux gagne moins de 20 000 $ par an. Une statistique où il faut tenir compte que la plupart cumulent plusieurs métiers, hors de leur profession artistique, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Citoyenne d'une région qui étonne par le nombre incroyable de ses artistes actifs, fille adoptive d'un pays qui résiste à son assimilation, témoin privilégié d'une vitalité culturelle qui a enfanté ses héros reconnus dans le monde, je m'insurge contre les tenants du discours méprisant à l'égard des artistes.

Je suis outrée d'entendre et de lire les propos de ces "échotiers politiques" confondant les quelques "vedettes" dont se délectent les magazines populistes malheureusement populaires et les abonnés métropolitains des émissions de variétés, dites à tort culturelles, avec le créateur d'œuvres d'art, travailleur autonome sans droit au chômage ni à la sécurité d'emploi.

Mépris

Le discours démagogique d'un chef d'état et de ses subordonnés a trouvé échos auprès d'une population qui déverse un bien triste venin sur les forums de toutes les tribunes. Ils ont le temps d'écrire leur opinion dans une totale liberté d'expression. Cette liberté en voie d'être bridée par certains projets de loi, par l'abandon de programmes de soutien et les critères, non-dit ouvertement, en train de s'instaurer pour devenir éligible à une subvention (investissement?).

Pendant que chacun y va de ses qualificatifs lapidaires et injurieux à l'égard des artistes, peut-être devrait-on regarder davantage les faits.

Qui sont les gâtés?

Dénonçant les coupes récentes des subventions dans plus de 13 programmes, les artistes ont été taxés d'être gâtés et profiteurs. Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a annoncé 21 milliards de dollars pour stimuler l'économie canadienne (gens d'affaires, industriels, commerçants, importateurs, exportateurs: gâtés et profiteurs?). Cette mesure représente, d'ici 2009-2010, un avantage d'environ 1,3 milliard de dollars pour le secteur de la fabrication et de la transformation (Gâtés? Profiteurs?). Cela inclut 250 millions de dollars à un fonds d'innovation pour l'industrie de l'automobile (Gâtés? Profiteurs?). On s'inquiète de la Santé, de l'Éducation et du sort des familles monoparentales déclare un ministre. Le gouvernement a prévu 14,7 milliards $ pour la défense nationale.

Sur un budget global de 242 milliards, moins de 1,5% vont à la "culture". Précisons que le ministère du Patrimoine canadien chapeaute la culture, les arts, le patrimoine, les langues officielles, la citoyenneté et la participation, le multiculturalisme et les initiatives liées aux autochtones, à la jeunesse et aux sports.

En 2005, le Patrimoine canadien consacrait 66% de son budget à la culture. Aujourd'hui, la part du budget du ministère du Patrimoine consacrée aux arts et à la culture est de 58%, une diminution de 8%.

© 2008 Progrès-Dimanche.


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jeudi 21 août 2008

Attention! danger imminent



Progrès-dimanche
Arts Édito, dimanche, 17 août 2008, p. 44

Dangereuses décisions à caractère politique

Laforge, Christiane

Après l'abandon annoncé du programme Routes commerciales du ministère du Patrimoine de 9 M$ à la fin de l'année fiscale, le gouvernement Harper abolit le programme PromArt du ministère des Affaires étrangères, 4,7 M$, destiné à soutenir la présence de nos artistes hors du pays. Motif avoué par voix interposées bien informées: ce programme a donné son appui à des artistes "trop radicaux, trop marginaux" qui n'ont pas le profil "de fiers représentants du Canada à l'étranger".

Il s'agit de ce même gouvernement dont les représentants tentent d'instaurer la censure au cinéma via le projet de loi C-10. Ces décisions politiques, soupçonnent plus d'un observateur avisé, sont prises en réaction à des cas individuels bien spécifiques qui dérangeraient les "valeurs" des tenants de ce gouvernement... pour le moment minoritaire, tel le groupe rock expérimental Holyfuck (3000$) ou le documentariste Avi Lewis (5000$) qui apparaît doublement "irrecevable" en tant qu'époux de l'altermondialiste Naomi Klein et collaborateur au réseau de télévision anglais d'Al-Jazira.

Ces "abolitionnistes" savent-ils que ce programme s'est enorgueilli du soutien accordé aux Grands Ballets canadiens, au cirque Les 7 doigts de la main, à la troupe Ex Machina de Robert Lepage? Savent-ils que ce fleuron québécois qu'est le Cirque du Soleil a pu se développer de 1984 à 1992 avec l'investissement de nos impôts dans ses tournées pour devenir autonome avec le succès mondial incontestable qu'il connaît?

L'apport de nos artistes

Le rayonnement de nos artistes hors de nos frontières est tout aussi essentiel au développement de la vie culturelle hors des métropoles. Des événements comme le Festival international des rythmes du monde, des productions audacieuses comme la Fabuleuse, des entreprises culturelles privées produisant en spectacles de variétés comme Ecce Mundo, Québec Issime ou en théâtre comme la Rubrique, les 100 Masques, s'inscrivent dans cette vaste et importante force économique canadienne qui contribue au PIB.

Serait-on à renier les propos du discours du trône du 2 février 2004? "Les artistes et les entreprises culturelles du Canada comptent parmi nos meilleurs ambassadeurs; ils constituent en outre un élément de plus en plus dynamique de l'économie du savoir."

Le 8 août dernier, le nouveau président du Conseil des arts du Canada, Joseph L. Rotman, a déclaré se mettre au service d'une cause qui lui est très chère: "Maintenir le Canada à l'avant-garde du développement culturel. Grâce à plus d'un demi-siècle de financement public des arts, le Canada est devenu un chef de file mondial sur la scène artistique. Cependant, trop peu de Canadiennes et de Canadiens apprécient à sa juste mesure la contribution des arts et de la culture à la société, et savent à quel point nous pourrions accomplir davantage avec plus de fonds."

Inquiétude

Le conseil québécois du théâtre se dit stupéfait à l'annonce de la fin de ce programme effective le 1er avril 2009. "Les dégâts que causera cette coupure sauvage et insensée auprès des artistes, des compagnies et des festivals de théâtre canadiens seront, à n'en pas douter, immenses. Il est inquiétant qu'un pays riche et évolué comme le Canada empêche ces artistes de rayonner à l'extérieur de ses frontières sous prétexte que ceux-ci représentent des figures "radicales" ou "marginales" comme le qualifie Anne Howland, directrice des communications du ministre David Emerson du ministère des Affaires extérieures et du Commerce international. Exigeant du premier ministre Harper l'annulation immédiate de cette décision, le CQT dénonce une attitude qu'il juge "de nature essentiellement idéologique et rétrograde, relevant du plus pur obscurantisme de la part du gouvernement conservateur".

Faut-il s'inquiéter de ce mouvement d'extrême droite où la liberté d'expression ne semble plus une valeur primordiale de la liberté individuelle et collective? Ce ne sont pas les premières coupures imposées au domaine des arts par ce gouvernement. Et pourtant, déclare le président du CAC: "Quelque 600 000 artistes et autres travailleurs du secteur culturel canadien contribuent à la renommée du Canada dans le monde et injectent plus de 43 milliards de dollars annuellement à l'économie canadienne."

© 2008 Progrès-Dimanche. Tous droits réservés.

Numéro de document : news·20080817·PD·0035


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Faisant suite à cet éditorial, CBJ a diffusé cette entrevue :

http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/Radio/boulotdodo.shtml

archives :


20 août 2008 - Coupures dans la Culture...la région inquiète!

Le gouvernement conservateur a coupé près de 23 millions de dollars dans au moins sept programmes destinés au milieu artistique. Dimanche, la journaliste Christiane Laforge signait un éditorial dans lequel elle faisait part de ses inquiétudes. Nous la recevons en studio.

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samedi 8 mars 2008

Le rendez-vous de notre histoire

Non, je n’ai pas le droit de vote pour choisir qui occupera un des postes politiques parmi les plus importants de ma planète.

Je le regrette. J’aurais aimé que ma voix puisse compter en faveur de ce rendez-vous historique alors que nous n’avons jamais été si près d’élire une femme à la tête des États-Unis.

Les médias sont-ils conscients de leur influence et de leur total manque d’objectivité dans leur manière de décrire les candidats?

Oui... aujourd’hui encore, Olympe de Gouges serait décapitée.