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vendredi 7 février 2014

La fille du Tambour-Major, pur délice!



La fille du Tambour-Major
Production 2014 de la Société d'art lyrique du royaume
© André-Anne Lachaine photographie


Si la générale de la 42e production de la Société d’Art lyrique du royaume est déjà un régal, que sera la grande première ce soir?

Un rythme vif, une mise en scène rigoureuse, un jeu théâtral impeccable, une suite de tableaux équilibrés, de l’action et une distribution où chacun parvient à nous convaincre être le meilleur.

Photo © Andrée-Anne Lachaine photographie

Dès le premier acte, le ton est donné. C’est enlevant, souvent drôle, parfois coquin. L’oreille ravie par la musique, le spectateur est entrainé dans le plaisir d’un opéra comique où s’entrechoquent avec bonheur histoires d’amour et de guerre. Sur la scène jeudi soir 6 février 2014, sans doute parce qu’ils n’avaient pas tout le poids d’une première devant une salle comble, choristes et solistes semblaient s’amuser ferme et cela fut contagieux.

Une nuit plus tard, je me demande quel fut le meilleur moment? Ce qui est remarquable dans cette production saguenéenne, menée de main de maître par Dario Larouche à la mise en scène ainsi que Louise Bouchard à la direction artistique et Céline Perreault chef de chœur, c’est la permanence de la qualité qui se manifeste du début à la fin. Et pourtant, la barre est haute dès le premier acte qui se passe dans le jardin d’un couvent de Biella en Italie, alors que l’espiègle Stella fait miroiter à ses sœurs le plaisir de croquer la pomme. Si l’on demeure attentif, on comprendra tôt qu’il y a très souvent un deuxième sens au propos d’apparence anodine. Cela ajoute à la saveur de ce joyeux moment.


© Andrée-Anne Lachaine photographie
© Andrée-Anne Lachaine photographie

Les choristes et acteurs sont très présents sur scène. C’est d’ailleurs un des points forts de cette 100e opérette d’Offenbach, d’autant plus qu’ils jouent aussi bien qu’ils chantent. Une prestation qui n’a rien d’amateur.


Diane Doré (soeur supérieure) et Isabeau Proulx-Lemire (le duc Della Volta)
© Andrée-Anne Lachaine photographie

La soprano Diane Doré dans le rôle de la Sœur supérieure illustre bien à quel point le talent foisonne au royaume. Christian Ouellet, dans la peau du Marquis Bambini, jongle toujours aussi efficacement avec le chant et le loufoque. On se souviendra sûrement de son ineffable «Maiiiiiiiis nonnnnnnnnn.»

 Christian Ouellet alias Marquis de Bambini
© Andrée-Anne Lachaine photographie

Si le baryton Pierre-Étienne Bergeron a un rôle plus modeste au IIIe acte - Clampas, l’aubergiste de Milan chez qui se réfugient Claudine et Robert – il a le temps de démontrer la polyvalence de son talent de comédien et de chanteur. Une belle voix solide.

Le beau ténor, Isabeau Proulx-Lemire est méconnaissable dans la vieille peau du duc Della Volta. Il donne du panache à un personnage insignifiant anxieux de marier (vendre) sa fille au riche marquis soucieux de redorer son blason.

Duc Della Volta (Isabeau Proulx-Lemire), Monsignore (François-Olivier Campeau), Monthabor (Alexandre Sylvestre), Stella (Marianne Lambert)
© Andrée-Anne Lachaine photographie

Le ténor François-Olivier Jean, campé dans le rôle de l’amoureux éconduit par la truculente Claudine, aurait passé pour humble faire-valoir s’il n’avait pas créé une de meilleures surprises dans la scène hilarante du monsignore et neveu du gouverneur. Soudain, sa présence comme sa voix semblent avoir pris de l’ampleur.


Alexandre Sylvestre (Monthabor) et Nathalya Thibault (duchesse Della Volta)
© Andrée-Anne Lachaine photographie

Alexandre Sylvestre, baryton-basse, est irrésistible de charme dans le rôle de Monthabor, le tambour-major. Mari abandonné et père éploré à la recherche de sa fille qu’il retrouvera avec bonheur…quoique les retrouvailles provoqueront une réaction plutôt surprenante. Mais ne dévoilons pas. Laissons aux spectateurs le plaisir de prendre leur pied. Une très belle voix qui a du brio et de la profondeur.

Stella, son lieutenant (Dominique Côté), le duc Della Volta
© Andrée-Anne Lachaine photographie


Dominique Côté crée un lieutenant convaincant. Il avait confié devoir protéger sa voix lors de la générale afin de donner sa pleine mesure à la première de ce soir. Si, retenue, sa voix de baryton a cette puissance quel bel augure pour les prochaines représentations. Une voix chaude, ample et un jeu de scène très expressif.

Je ne chercherai même pas à comparer les trois sopranos. Toutes m’ont séduite. Stéphanie Lessard dans le rôle de Claudine est solide, puissante, un registre très riche. Sans omettre un talent de comédienne lui permettant d’aller très loin dans le baroque évitant de verser dans la caricature de ce personnage coloré.

Marianne Lambert crée une ravissante Stella, jeune, fougueuse, mutine, forte d’une voix qui se module à toutes ses fantaisies. Du cristal.

Griolet (François-Olivier Jean) et sa belle Claudine (Stéphanie Lessard) 
© Andrée-Anne Lachaine photographie



 Nathalya Thibeault duchesse Della Volta
© Andrée-Anne Lachaine photographie


Je l’avoue, j’ai craqué pour Nathalya Thibault. Un rôle à sa mesure que celui de la duchesse Della Volta. Elle joue avec audace, sans pudeur, sans mièvrerie et elle chante, d’une voix très belle, avec un aplomb qui nous comble. Il faut la voir dans ce simple va-et-vient de sa première scène. On ne parvient pas à la quitter des yeux tellement elle a de la présence. Tout son corps parle, vibre et communique une irrésistible envie de s’emparer de l’espace avec gourmandise.

Sur toile de fond de la campagne d’Italie, quelques jours avant la bataille de Marengo, l’arrivée d’une troupe de soldats français émoustille autant qu’elle effraye les couventines qui fuient en oubliant Stella. Sa rencontre avec le lieutenant Robert va contrarier les projets de mariage caressé par le duc Della Volta déterminé à user de ses droits paternels. Contraint d’accueillir les Français dans son château, le lieu sera propice à faire surgir le passé. Dans un beau chaos d’émotions, les évènements se précipitent jusqu’à cette scène très puissante avec Stella, telle l’héroïne du célèbre tableau de Delacroix, qui nous entraîne vers une fin heureuse où l’orchestre, dirigé par Jean-Philippe Tremblay, nous emporte dans l’émotion avec Le chant du départ évoquant l’entrée de l’armée française dans Milan.

© Andrée-Anne Lachaine photographie

 Des décors sobres et très efficaces qui inspireront quelques réflexions amusantes au fil de la présentation. Des costumes, coiffures et maquillages très réussis. Les talents réunis de Christian Roberge (scénographe), Jacinthe Dallaire (costumière), Alexandre Nadeau (éclairagiste), Francis Bouchard (chef coiffeur).

À voir ce vendredi 7 février, ainsi que samedi et dimanche 8 et 9 février, à l'auditorium du Cégep de Chicoutimi.

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Dans l'édition du Quotidien du 8 février, Roger Blackburn signe un texte fort élogieux au sujet de La fille du Tambour-Major de la SALR. (C'est par erreur que le texte de Roger a été attribué à Daniel Côté dans l'édition du Quotidien). Le lien ICI

Un très bon commentaire de Denise Pelletier sur son blogue Spécial du jour ICI 

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Le coin d'une jeune fan

Christian Ouellet, Isabeau Proulx-Lemire accueillent Élika



Il n'est jamais trop tôt pour initier les enfants aux arts de la scène. Il faudrait plusieurs mains pour compter les spectacles que cette petite fille a déjà vu depuis sa naissance. Et elle en redemande. Alors, sous l'arbre de Noël, chaque 31 décembre, sa mamieke dépose une enveloppe lui promettant d'assister à l'opérette de la Société d'art lyrique du royaume.

À 4 ans, conquise par Les Brigands présenté en 2012 et plus encore par Marie-Ève Munger,   Élika Laforge est devenue fan des opéras comiques. En 2013, elle a applaudi Orphée aux enfers, osant demander la permission de rencontrer les chanteurs après le spectacle. Ce qui fut autorisé par la directrice générale Hélène Gaudreault. Cela lui a permis de recueillir plusieurs autographes, dont celui de son coup de cœur, le ténor Antonio Figuerga qui incarnait Orphée. Alors qu'elle remerciait le bel Antonio, celui-ci  a mis un genou au sol pour être au niveau de l'enfant et a pris ses mains dans les siennes pour lui répéter ce qu'il venait de lui écrire : « Élika, c'est à moi, c'est à nous de te remercier. Merci beaucoup de ta précieuse présence. »

Que croyez-vous que ma petite-fille espérait plus que tout après avoir assisté à la générale de La fille du Tambour-Major? Avec gentillesse, la directrice artistique Louise Bouchard, a invité Élika à la suivre à l'arrière-scène. Et voici quelques photos de ce beau moment.



Alexandre Sylvestre s'approche à son tour.


Des sourires qui s'entrecroisent

Marianne Lambert et Élika Laforge
Marianne Lambert voit s'approcher la photographe

Élika 6 ans, rencontre l'héroïne de La fille du Tambour-Major, Marianne Lambert
© Andrée-Anne Lachaine photographie

mardi 13 décembre 2011

Des Bleuets et du cœur

Cela se passe ICI
Le rapport 2011 des banques alimentaires du Québec rapporte que le recours à l’aide alimentaire a été la solution alternative pour plus de 155 539 personnes, une augmentation de 22 % depuis la récession de 2008. Cette année, 15,6 % d’entre elles ont eu recourt pour la première fois à une banque alimentaire afin de nourrir leur famille. La clientèle étudiante avec prêts et bourse comme source de revenus devant se tourner vers l’aide alimentaire pour boucler ses mois a connu une hausse de plus de 32,3 % en 2011. Il est important de noter une hausse des ainés (46,4 %) dans la clientèle des comptoirs alimentaires.

Des Bleuets qui ont du cœur

Karl Roos et Cynthia Harvey
© Photo Johanne Cormier

Sensibles aux besoins grandissants de personnes en survie dans une société d’abondance, des artistes de la région ont choisi la musique pour cri de ralliement. Des Bleuets et du cœur, « tous pour les autres », chanteront-ils le vendredi 18 décembre 13h30, à la salle Pierrette-Gaudreault du Mont-Jacob de Jonquière. Et ce, pour une troisième année.

Initié en 2009 par l’auteur-compositeur-interprète Karl Roos et ses amis musiciens, ce spectacle bénéfice a successivement permis de récolter 400 et 500 kilos de denrées alimentaires et biens de première nécessité, récupérés et redistribués par Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ces denrées sont d’ailleurs le seul prix d’entrée demandé aux spectateurs dont 300 avaient répondu présents en 2010. L’objectif pour 2011 est de faire salle comble.

Pour sa troisième édition, « Des Bleuets et du cœur » réunira plus de 16 artistes sous la direction artistique de Cynthia Harvey. Tous bénévoles, ces Bleuets de cœur, musiciens, auteurs, compositeurs et interprètes de carrière mettent ainsi leur talent au service d’une cause humanitaire : 

« Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim ni d'avoir froid, lit-on sur la page du groupe. Nous ne sommes pas une entreprise ! Juste des êtres humains au service d'autres humains moins bien nantis.  Notre mission : offrir à travers notre petite contribution artistique un peu de chaleur à ceux qui en ont tant besoin. »

Rappelons que pour notre seule région, Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean dénombre 8500 personnes qui ont recours chaque mois au soutien alimentaire des 71 organismes bénéficiaires. Ce nombre a augmenté de 12%, incluant des travailleurs au salaire minium, parents de jeunes enfants et qui ont de la difficulté à subvenir à leurs besoins primaires.

Un cœur de bonne souche

Néo Québécois d’origine Belge, Karl Roos enfant a été entrainé par son père dans un mouvement d’aide d’après guerre, destiné à soutenir les familles dans le besoin. La « ducasse Bastien » aura été son école du cœur. 

« Ces valeurs m'ont été inculquées depuis mon plus jeune âge et je n'ai donc aucun mérite si ce n'est peut-être que de vouloir continuer à les perpétuer notamment à travers Des Bleuets et du cœur, confie-t-il. Je continue de penser que le rendement d'une chaîne ne dépend pas du meilleur élément mais bien du plus fragile et c'est en l'aidant, en le renforçant que nous pouvons rendre cette chaîne meilleure et plus forte. »

Photo provenant de la page Facebook de Cynthia Harvey

Ralliant des amis à sa cause, comme Cynthia Harvey, directrice artistique et l’animatrice Marie-Christine Bernard, marraine à vie, Karl Roos et son équipe bénéficient également du soutien de la Ville par le biais du Centre culturel du Mont-Jacob qui a mis l’équipe et la salle Pierrette-Gaudreault à leur disposition. Considérant que la vedette du jour se doit d’être la générosité, tant des artistes que du public, les organisateurs préfèrent ne pas annoncer quels sont ceux qui monteront sur scène, même si plusieurs d’entre eux sont des artistes reconnus.


Pour rejoindre Des Bleuets et du Cœur : 418-695-9685


Troisième édition du spectacle Des Bleuets et du cœur 
au bénéfice de Moisson du Saguenay.

Date et lieu :
Dimanche 18 décembre à 13h30, à la salle Pierrette-Gaudreault du Mont-Jacob du Centre culturel de Jonquière. Sièges non réservés. Premier arrivé, premier assis.

Artistes bénévoles :
Musiciens, auteurs, compositeurs, interprètes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, sous la direction artistique de Cynthia Harvey.

Prix d’entrée :
Denrées alimentaires non périssables

samedi 30 octobre 2010

Milane fille de l'eau


Titre tout à fait approprié coiffant la critique de Roger Blackburn 
À lire dans Le Quotidien du 30 octobre 2010
© Photographies Sylvain Dufour

Jeudi 28 octobre à Chicoutimi, dans le Hangar de la zone portuaire, transformé en cabaret : fébrilité d’une première. Tension passion à fleur de peau perceptible au contact des maîtres d’œuvre d’un nouveau spectacle. Magie de l’attente sachant depuis longtemps la qualité des productions des Farandoles.

Caroline Desbiens  de l'Îsle-aux-Coudres

Les invités ont déjà lu beaucoup sur le projet concocté par l’auteur-compositeur-interprète Caroline Desbiens et le metteur en scène Louis Wauthier : un conte musical puisant dans le répertoire traditionnel sur le thème de l’eau, fort bellement décrit par l'auteur dans cet article d’Élise Tremblay publié dans Le Charlevoisien : « À travers moi, les gens traversent les époques par le chant, la danse. Ça parle de nos origines, des Amérindiens jusqu’à aujourd’hui ». Quant au personnage : «Elle s’appelle Milane. C’est la fille de l’eau. Celle qui s’arrête sur les berges pour écouter la voix humaine. Milane est comme les flots, elle vit au rythme des musiques d’ici selon la fantaisie du vent. Elle possède à l’infini des chansons qui racontent, rêvent, dansent la vie des peuples, parfois autochtones ou venus d’ailleurs et qui ont choisi ce bout de terre que l’on nomme Québec. »

Six musiciens sur scènes, trois écrans où défilent des images d’atmosphère et des photos anciennes, une chanteuse à la voix pleine où se marient velours et puissance, dix danseurs et danseuses ondoyant sur les sons de notre mémoire musicale. Un tout inspiré et conçu pour rejoindre toute la famille. 
Jessy Dubé, violoniste
© Photo Sylvain Dufour - Le Quotidien

Jessy Dubé au violon ouvre la soirée. Une fille étonnante! On dirait que son archet envoûte les cordes. Et elle a une telle présence qu’on succombe... sous le charme.

Suivent des chants traditionnels : V’la bon vent, Isabeau, Vive la compagnie qui ont des couleurs contemporaines sous les arrangements de Richard Cusson. Ce n’est qu’une mise en oreille, car la suite va aller crescendo, le temps d’évoquer ceux qui sont venus par l’eau créer un monde nouveau. Et, parmi eux, des Irlandais portant au delà des mers la vivacité de leurs danses qui ont soulevé le public.

Survient alors une vague d’émotions avec un texte poétique où le fleuve et les hommes se fondent dans une même étreinte. Sans prétendre citer dans le texte, je garde en mémoire ces bribes notées vitement pour n'en rien perdre : «… et de tous ces printemps qui explusaient de terre les bateaux que l’hiver avait mis en prison. (..) Je suis le témoin oculaire de la vie du fleuve Saint-Laurent. » Ce passage nous permet de découvrir toute la richesse de cette voix particulière de Caroline Desbiens, que ne démentent pas ses interprétations de Mon village de Paul Davis, J’ai quitté mon île de Daniel Lavoie, Je voudrais voir la mer de Michel Rivard. Cette dernière chanson ponctuée d’une très belle chorégraphie d’Alexandra Jean Savard.

Nul doute que les enfants apprécieront le rythme endiablé des contrebandiers et l’humour des marins, finale de cette première partie, très différente de la seconde.

L’entracte crée une coupure parfois dangereuse car il faut reprendre en main un public qui s’est laissé distraire. Heureuse idée que ce beau risque de chanter a capella. Surtout avec cette voix chaude, sensuelle. Le spectacle reprend son envol, plus sérieux, davantage musical que dansant. C’est habile, puisque l’on se surprend à espérer que les pieds légers vont revenir sur scène.

Créant le lien entre les temps, le spectacle se termine par un pot-pourri des temps modernes. Plaisir de redécouvrir cette jolie chanson de Priscilla Lapointe, Mon beau pays que peu connaissent parmi ce public, plus à l’aise avec Dégénérations de Mes Aïeux ou Yes à Pichou reprise en 1972 par Les Karrik, Claude Lafrance et Michel McLean d'Arvida.

Milane fille de l’eau a trouvé son caractère propre. Ce spectacle musical pour tous a su équilibrer la part du visuel, de la musique, du chant et de la danse. La mise en scène de Louis Wauthier est rigoureuse, l’orchestre sait prendre sa place tout en portant les interprètes. Les éclairages habillent bien la scène, en sont même les décors. Les chorégraphies sont fluides et dynamiques selon le fil du récit. Les costumes sont impeccables. Une production réussie!
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jeudi 26 août 2010

DS danse sur la tombe du TDS

Le Théâtre du Saguenay, mis en faillite contre la volonté de ses membres sous le faux prétexte d'une dette dépassant le million -  allégation dont la fausseté a été démontrée, chiffres à l'appui, par des membres du conseil d'administration, par le fiscaliste André Salesse et par le directeur-général qui  a fermement nié les allégations du président du ca sur sa présumée démission - n'est pas encore enterré que Diffusion Saguenay, gonflé d'une subvention de 160 000 $ provenant des contribuables de Saguenay et de la promesse, qui aurait été confirmée le 22 juin, d'une aide financière de 90 000 $ du ministère de la Culture, danse sur la tombe d'une honnête coopérative composée de citoyens avant même que sonne l'hallali.
(Plutôt que de tout répéter voir texte et liens qui suivent en cliquant sur ce lien : ici )

Il y a quelque chose d'indécent dans toute cette saga. Tout comme l'a été la consultation populaire sur la nouvelle salle de spectacle, où la majorité votant pour une dépense de 10,5 M$, pour la rénovation de l'auditorium collégial, apprend sans broncher que ce chiffre , ainsi que l'expliquaient pourtant de nombreuses personnes avisées, était autant sous-évalué que le 40 M$ pour une nouvelle salle était sur-évalué.

Que faire? Puis-je cautionner Diffusion Saguenay sachant dans quel irrespect cette entité contrôlée par le pouvoir politique a été fondée? Dès lors, ne devrais-je pas renoncer aux spectacles présentés ? Dilemme!

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dimanche 2 août 2009

Sol en France avec Julien Tremblay

Sol retrouve une voix - Julien Tremblay
© Julien Tremblay


Julien Tremblay s’en va-t-en France
donner sa voix aux mots de Sol.



© Julien Tremblay

Cet enseignant à la retraite a entrepris sur scène, depuis 2004, un parcours amoureux à la mémoire de Marc Favreau.

Après ses débuts modestes pour animer quelques rencontres familiales et associatives, notamment les retraités de l’Areq, Julien Tremblay a transformé un exercice de mémoire en véritable spectacle, mis en scène par un ami du nom de Gilles Pilote. Après le Café-Théâtre Côté-Cour de Jonquière et la Boîte à Bleuets au printemps dernier, notre Solien de Chicoutimi sera entendu le 9 octobre 2009 à La Couronne, ville voisine d’Angoulême, pour l’ouverture de la saison théâtrale. Il donnera aussi une représentation en milieu scolaire, me confirme-t-il par courriel.

Et qui sait, d’ici octobre, d’autres feuilles d’automne peuvent tomber sur la route de France qu’il a souvent fréquentée pour y chanter et où, en mars dernier, il a ouvert les portes à l’Ensemble Bouffon qui a tant plu qu’il y retournera en 2010.

© Le Quotidien - Texte de Christiane Laforge

J’avais rencontré ce sympathique personnage en août 2005 alors qu’il était, avec son fils Jean-Philippe, invité au grand rassemblement des Anciens de la Couronne qu’il avait déjà séduits par son interprétation de La langue de chez nous d’Yves Duteil, des textes de Jean Narrache et quelques monologues d’Yvon Deschamps.





Julien Tremblay interprète Sol de Marc Favreau
© Julien Tremblay


Heureux hasard, je l’ai retrouvé en 2007 dans les souliers de Sol. «En 2004, précisément le 1er janvier raconte-il, j’entends pour la première fois «Le géant», monologue de Sol en hommage à Félix Leclerc. Je me suis dit, il faut que je le sache.» Sensible à la subtilité des mots, Julien Tremblay s’est trouvé son frère d’âme. «Pourquoi j’écrirais mes propres monologues? Sol a dit tout ce que j’aimerais dire. Il a fait une critique sociale très intéressante.»

Il me confia alors : «J’aimerais vraiment qu’il se passe quelque chose!»



Texte de Christiane Laforge
© Progrès-Dimanche 2007


Texte de Daniel Côté
© Le Quotidien 2009


Ténacité et amour sincère de Favreau ont convaincu les fées. Il se passe quelque chose: Julien Tremblay s’en va-t-en France dans les souliers de Sol.




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