lundi 14 septembre 2009

Panne de mots

Vol d'outardes
sculpture de Jean-Marie Laberge

Mon cerveau est victime d'un embouteillage. Les idées se bousculent, tant il y a de sujets qui m'inspirent. Émotion, joie, indignation, colère m'animent par moment à voir, à entendre, à lire sur le présent de ce monde. Beauté contre laideur. Générosité contre mesquinerie. Lumière contre noirceur.

Barack Obama, président des USA
Photo AP

Que dire?
Au président Obama osant une importante réforme pour assurer les soins de santé à tous les Américains, soulevant la colère de personnes incapables d'y voir une pensée sociale de bon augure dans cet état du chacun pour soi.

Au Premier ministre d'une province qui arbore la devise «Je me souviens» aurait souhaité censurer les cris d'un désespoir tragique.



Vincent Lacroix

Earl Jones
Aux victimes non protégées d'un Vincent Lacroix, d'un Earl Jones. À nos banquiers, qui multiplient les frais pour leurs clients les plus pauvres au rythme des primes qu'ils se versent entre eux sur le dos des épargnants spoliés d'intérêts légitimes.

Alors je me tais et j'écoute le chant de l'automne dans le bruissement du vent secouant les feuilles rougissantes de mon érable et les cris que poussent les outardes trop tôt revenues sur les battures de l'Anse-aux-foins.

Élika Laforge - Septembre 2009
© Photo Andrée-Anne Lachaine


Et je contemple le beau visage d'une petite Élika pensive sous les arbres.

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mardi 1 septembre 2009

Aveu de tendresse

Trois photos pour illustrer un geste en continu.

Samedi dernier, Victor, 4 mois, assis sur les genoux de son papa, assistait à une petite fête d'enfants, organisée pour célébrer le prochain anniversaire de sa sœur Élika qui aura 2 ans le 4 septembre.

Élika tend les bras

Élika saisi le visage de Victor

et

Élika...
nous fait chavirer de tendresse

Élika est
l'enfant miroir réfléchissant nos gestes.
Enfant témoin de la tendresse exprimée.

C'est aussi cela l'avenir!

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vendredi 28 août 2009

Un petit roi bien droit

Victor Laforge - Quatre mois
© Photo Andrée-Anne Lachaine

Pour célébrer le deuxième jour du quatrième mois de sa vie, notre petit Victor a montré qu'un petit roi se tient bien droit.... assis et sans support. Pour preuve le petit film mis en ligne sur le blogue ... À petits pas (ici) par sa maman Andrée-Anne.

C'est le début de la conquête.

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mercredi 19 août 2009

Hélène Beck la Louve

La Louve - Sculpture 2009
© Hélène Beck


La Louve - Sculpture 2009
© Hélène Beck

Depuis la rétrospective qui, en 2008 au Centre national d'exposition, célébrait les 50 ans de carrière de la peintre Hélène Beck, l'artiste se plait à faire de la sculpture. Un art qu'elle pratiquait depuis longtemps, comme nous avions pu le constater lors de l'exposition.

Impossible de résister à vous montrer (avec la permission de l'artiste) une de ses œuvres les plus récentes: La Louve. Une pièce d'une grande sensualité.

La Louve - Sculpture 2009
© Hélène Beck

La Louve - Sculpture 2009
© Hélène Beck

lundi 17 août 2009

En veillant Victor

Victor Laforge - Saint-Fulgence
© Photo Andrée-Anne Lachaine


Mes bras portent le poids des trois mois de ton existence, fils de mon fils, né à Chicoutimi dans la première décennie du XXIe siècle. Petit Québécois, repu du lait maternel, gavé de gestes doux, bercés de mots d'amour, tes yeux rivés aux miens alors que je te chante la beauté de ta vie... pour t'endormir.

Victor écoute
© Photo Andrée-Anne Lachaine


Victor, bien aimé petit-fils, tu m'enchantes à lutter contre le sommeil. Comme si tu éprouvais l'urgence de ne rien perdre de la vie. Je te chante l'attrait de l'abandon, le passage entre l'éveil et le sommeil, la grande aventure de tes rêves où tu chevauches un blanc coursier à la conquête d'un lendemain plein de merveilles où tu danseras avec les fées.

Loin de t'endormir, tu me souris, faisant «Ahreu...Ahreu...» chaque fois que je me tais.


« Ahreu» dit Victor -Moi dormir ? »
©Photo Andrée-Anne Lachaine


Émue, je t'invite à poursuivre cet instant, sachant que ce bonheur s'inscrit dans ta mémoire et contribue à édifier cet homme que tu seras, toi, l'héritier de nos choix.

Combien de temps encore mes bras sauront-ils être remparts contre les échos du monde?

Je n'empêcherai rien, ni les cris ni les silences, de t'atteindre. Je ne te fermerai pas les yeux ni les oreilles. Je tenterai seulement de t'apprendre comment voir et entendre avec ton cœur et ton esprit, sans la peur, sans la haine, mais le souci de comprendre.

Bientôt, l'enfant que tu es multipliera les «pourquoi?». Parfois jusqu'à l'exaspération et, plus souvent, l'amusement certain de tes grands -parents.

Et pourtant, quand tu seras un homme Victor, le Pourquoi? sera l'impérieuse question qui animera ta quête de la vérité et l'expression de ta volonté de comprendre le meilleur et le pire de ce monde.

Victor - La résistance
© Photo Ariel Laforge


Mais ce jour, petit bonhomme, dors. Dors tandis que je veille. Le temps de serrer les poings et de te battre viendra bien assez vite.

Aujourd'hui, je veux te chanter un lendemain plein de merveilles.

Victor endormi © Photo Ariel Laforge

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samedi 15 août 2009

Géants!



Gilles Vigneault au TNM - Octobre 2008
© Photo Richard Martin - La Presse

Une auditrice de CBJ me téléphone ce matin, triste de ne pas trouver chez nos disquaires une chanson dont j'ai parlé en compagnie de Paule Therrien.

Moi? Ce matin? À la radio??? Le don d'ubiquité sans le savoir? Non. La «reprise» d'une émission, ou d'un extrait sans doute, diffusée un soir de mai dans le cadre de feu l'émission Couleurs. Une entrevue de deux heures où nous avons écouté et partagé quelques disques de ma discothèque. Vive les reprises ai-je pensé, heureuse de ce témoignage enthousiaste de Madame Taché.

Pochette CD Sur les traces d'un prince (Félix)
Album de 23 titres, dont Vieillir,
paroles de Yves Moreau et Jean-Marie Vivier


J'ai compris le désarroi de cette dame. Elle a succombé au charme de Jean-Marie Vivier, ce chanteur, auteur-compositeur-interprète dont le talent avait ravi Félix Leclerc, lors d'une rencontre musicale à Nantes dans les années 1970. J'avais choisi la chanson Vieillir, sensible à cette phrase particulière : «Vieillir, ce n'est plus faire l'amour, mais c'est faire la tendresse...». J'avoue alors, avoir résisté au désir de parler de sa chanson Encore qui m'interpelle plus encore. Je vous en livrais les mots ici sur ce blogue.

Malheureusement ses disques sont difficiles à trouver. Même via l'Internet, on trouve peu de choix encore disponible. L'unique solution est d'acheter par correspondance auprès de Vivier lui-même. Il y a quelques albums encore en vente. Vivement que quelqu'un l'aide à faire une compilation complète de l'ensemble de tout ce qu'il a chanté.

On trouve aussi sur YouTube quelques vidéos de ses chansons, certaines fort bien illustrées. C'est là que j'ai cueilli ce vidéo de Vivier interprétant cette chanson de Gilles Vigneault : J'ai pour toi un lac. De toute beauté!






Deux géants réunis.

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dimanche 2 août 2009

Sol en France avec Julien Tremblay

Sol retrouve une voix - Julien Tremblay
© Julien Tremblay


Julien Tremblay s’en va-t-en France
donner sa voix aux mots de Sol.



© Julien Tremblay

Cet enseignant à la retraite a entrepris sur scène, depuis 2004, un parcours amoureux à la mémoire de Marc Favreau.

Après ses débuts modestes pour animer quelques rencontres familiales et associatives, notamment les retraités de l’Areq, Julien Tremblay a transformé un exercice de mémoire en véritable spectacle, mis en scène par un ami du nom de Gilles Pilote. Après le Café-Théâtre Côté-Cour de Jonquière et la Boîte à Bleuets au printemps dernier, notre Solien de Chicoutimi sera entendu le 9 octobre 2009 à La Couronne, ville voisine d’Angoulême, pour l’ouverture de la saison théâtrale. Il donnera aussi une représentation en milieu scolaire, me confirme-t-il par courriel.

Et qui sait, d’ici octobre, d’autres feuilles d’automne peuvent tomber sur la route de France qu’il a souvent fréquentée pour y chanter et où, en mars dernier, il a ouvert les portes à l’Ensemble Bouffon qui a tant plu qu’il y retournera en 2010.

© Le Quotidien - Texte de Christiane Laforge

J’avais rencontré ce sympathique personnage en août 2005 alors qu’il était, avec son fils Jean-Philippe, invité au grand rassemblement des Anciens de la Couronne qu’il avait déjà séduits par son interprétation de La langue de chez nous d’Yves Duteil, des textes de Jean Narrache et quelques monologues d’Yvon Deschamps.





Julien Tremblay interprète Sol de Marc Favreau
© Julien Tremblay


Heureux hasard, je l’ai retrouvé en 2007 dans les souliers de Sol. «En 2004, précisément le 1er janvier raconte-il, j’entends pour la première fois «Le géant», monologue de Sol en hommage à Félix Leclerc. Je me suis dit, il faut que je le sache.» Sensible à la subtilité des mots, Julien Tremblay s’est trouvé son frère d’âme. «Pourquoi j’écrirais mes propres monologues? Sol a dit tout ce que j’aimerais dire. Il a fait une critique sociale très intéressante.»

Il me confia alors : «J’aimerais vraiment qu’il se passe quelque chose!»



Texte de Christiane Laforge
© Progrès-Dimanche 2007


Texte de Daniel Côté
© Le Quotidien 2009


Ténacité et amour sincère de Favreau ont convaincu les fées. Il se passe quelque chose: Julien Tremblay s’en va-t-en France dans les souliers de Sol.




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dimanche 26 juillet 2009

Le médecin malgré lui du théâtre 100 Masques

Alexandre Larouche, Mélanie Potvin, Marc-André Perrier,
Émilie Jean, Pierre Tremblay, Jérémie Desbiens, Martin Giguère

Le Médecin malgré lui - Le Théâtre 100 Masques
© Jeannot Lévesque- Photo Sylvain Dufour

Vent de rire et de fraîcheur a soufflé sur Chicoutimi. Hier soir, la petite salle Murdock, toute de noir vêtue, s’égayait des répliques piquantes d’un Sganarelle (Pierre Tremblay), médecin malgré lui et fort aise de l’être lorsque les écus sonnant ont remplacé les coups de bâton frappant.

Mélanie Potvin (Martine), Pierre Tremblay (Sganarelle)
Le Médecin malgré lui - Le Théâtre 100 Masques
© Jeannot Lévesque- Photo Sylvain Dufour

Pour célébrer son dixième anniversaire, le Théâtre 100 Masques s’est offert une farce de Molière comme une récréation où pouvoir utiliser tous les jeux de scènes possibles, s’amusant de la forme plutôt que d’en interroger le sens. L’un n’excluant pas l’autre, mais ouvrant le jeu de scène à des pirouettes physiques et verbales parfaitement inutiles si ce n’est d’y prendre plaisir à le faire autant qu’à le voir faire.

Tout commence devant les rideaux clos, alors que trois hommes en noir vont nommer un à un les 67 donateurs de cette production estivale afin de les remercier. Évitant un protocole fastidieux, ils secondent une comédienne, extirpée d’une malle transformée en minuscule scène, qui, pour chaque nom et profession nommés, déclame une citation appropriée puisée dans les textes de Molière. Toute une lecture des pièces de cet auteur pour en extraire «la» phrase se mariant le mieux avec la fonction du mécène. Un feu roulant, très théâtral, donnant le ton à ce qui va suivre.


Christian Ouellet, metteur en scène et comédien
Ici dans une scène de La Cerisaie - Les Têtes Heureuses
© Jeannot Lévesque


La mise en scène de Christian Ouellet est toute en vivacité. Les trois actes de la pièce Le Médecin malgré lui vont se dérouler tambour battant. Pas d’interruption entre les scènes qui changent de lieu aussi simplement que défile un drap sur une corde à linge. Double draps sur lesquels on a peint l’intérieur d’un riche salon.

Ingéniosité, rythme, mouvements et verbes. Rien ne manque dans ce jeu débridé aux accents incroyables soutenant un texte adapté de façon à assurer une sorte de concomitance entre la langue classique du temps de Molière et la langue vernaculaire de milieux québécois.

Alexandre Larouche (Léandre), Émilie Jean (Lucinde)
Le Médecin malgré lui - Le Théâtre 100 Masques
© Jeannot Lévesque- Photo Sylvain Dufour

Le propos de Molière trouve échos auprès du public saguenéen fort réjoui des tirades échangées sur le mariage, la médecine et l’amour. La salle était petite, mais elle était pleine. Le théâtre 100 Masques aura joué plusieurs soirs à guichet fermé. Une bien agréable soirée… Trop vite passée s’étonnait mon voisin qui doutait avoir assisté aux trois actes.

Un bon choix du metteur en scène que ce rythme soutenu, sans doute très exigeant pour les comédiens qui ont su maîtriser la difficulté que représente (du moins je le crois) la grande proximité du public, en raison de l’espace dévolu à ce théâtre.


Marc-André Perrier (Valère), Martin Giguère (Géronte),
Jérémie Desbiens (Lucas)
Le Médecin malgré lui - Le Théâtre 100 Masques
© Jeannot Lévesque- Photo Sylvain Dufour

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Dario Larouche - Théâtre 100 Masques
Directeur général et artistique depuis 2007
© Jeannot Lévesque

Le Théâtre 100 Masques (TCM) a été fondé par Sophie Larouche, Maryse Lavoie et Magalie Roy en 1999, alors étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi, afin d’offrir des opportunités d’emplois à la relève, principalement issue du baccalauréat interdisciplinaire en arts de l’UQAC, et ainsi l’encourager à demeurer dans la région.
(Source : www.théâtre100masques.ca)


Organisme sans but lucratif incorporé en 2004, Le TCM a produit, entre autres, Andromaque de Jean Racine, Fin de partie de Samuel Beckett, Les Nuits Blanches de Dostoïevski, Les précieuses ridicules, de Molière et La Serva Amorosa, de Carlo Goldoni et plusieurs œuvres d’auteurs de la région, dont l’actuel directeur général et artistique Dario Larouche.

En 2005, le Théâtre 100 Masques reprend les ateliers de théâtre auprès des jeunes, activités que tenait le Théâtre L’Eau-Vive (issu du théâtre Le Frou-Frou). Les ateliers et camps intensifs tenus par des professionnels de la scène saguenéenne.

«Depuis 2007, la mission du Théâtre 100 Masques consiste à développer un espace de recherche actif axé sur l’exploration de la forme théâtrale et/ou de la théâtralité… En d’autres termes, il s’agit d’un parti pris marqué pour le metteur en scène et le langage de la scène.»
(Source : http://theatre100masques.blogspot.com/)


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vendredi 24 juillet 2009

J'irai voir Le Médecin... malgré lui

Ayant appris mon nouvel état de «vacancière à jamais», quelqu’un me demande, inquiet comme devant une personne en deuil :

- Que vas-tu faire maintenant?


- Trouver le temps de ne rien faire, ai-je répondu.

Car c’est bien cela le plus difficile.

Quoique, je ne trouve pas non plus le temps de faire tout ce que je voudrais. Je croyais ne rien manquer des moments magiques qui ont lieu tout l’été au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Je pense au Rastel à la Pulperie, aux concerts de la cathédrale, à Rosalie à Sainte-Rose-du-Nord, aux pièces de théâtre un peu partout et à plusieurs autres spectacles. MAIS je ne manquerai pas la nouvelle production du théâtre 100 Masques, qui se termine déjà ce dimanche 26 juillet, à la salle Murdock de Chicoutimi.

À Chicoutimi - Salle Murdock
Le médecin malgré lui de Molière
Une production du Théâtre 100 Masques


Je viens de réserver. Ouf! Il était temps. C’est complet ce soir (vendredi) et les réservations vont bon train pour les deux dernières représentations. Vivement demain!

Pierre Tremblay - Sganarelle
Le médecin malgré lui - Molière
Théâtre 100 Masques © Photo Alexandre Larouche

J’ai un plaisir fou à anticiper l'intensité d’une telle soirée. Lorsque, il n’y a pas si longtemps, assister à un spectacle se disait «travailler», j’aimais… Tout en appréhendant la possibilité que la critique pourrait être déçue et, par ricochet, décevoir à son tour l’espoir de ces artistes ayant tout investi d’eux-mêmes dans leur performance. Aujourd’hui, je m’abandonne à la joie de céder à ma propre passion d’un art. Advienne que pourra, même si je sais que mes doigts ne résisteront pas à danser leur opinion sur le clavier. Ce ne sera pas une obligation, mais un débordement.

Cette production du Théâtre 100 Masques, mise en scène par Christian Ouellet, a reçu bien des éloges, comme on peut lire sur le blogue de Denise Pelletier, ici et Patricia Rainville dans le Quotidien du 18 juillet 2009.

Le Quotidien - 18 juillet 2009 - page 23
Article disponible sur nouveau.eureka.cc

jeudi 23 juillet 2009

Savoir s'entourer

Un petit clin d'œil à un de «mes» photographes, Rocket Lavoie, membre de l'équipe de Jeannot Lévesque, chasseurs d'images pour le Progrès du Saguenay.


Je n'ai pu résister à la tentation de démontrer à quel point
Rocket excelle dans l'art de s'entourer.

© Jeannot Lévesque photographe - Rocket Lavoie

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mardi 14 juillet 2009

La passionara d'Ecce Mundo


Eduardo Lopez et Julie Dubois-Gravel
Ecce Mundo 2 Passionara - Passion Tango
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour

Pour sa dixième année de représentation, Ecce Mundo a mué avec superbe. La passionnara d’Ecce Mundo est incontestable. Oui, tout est passion dans cette revue musicale unique, présentée à Chicoutimi.

Chaque année, on s’étonne de constater la performance de ces jeunes dansant les pas d’une humanité en évolution. Explosion de sons et de couleurs empreintes de la diversité des cultures à travers les temps! S’il est un spectacle universel par excellence c’est bien celui-ci. Universel par sa conception, par son contenu autant que par ce langage des mouvements, des sons et des costumes.

La Bielorussie
Ecce Mundo 2 Passionara
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour

J’aime les excès joyeux. Les belles folies qui nous embrasent le cœur et l’esprit dans l’euphorie d’un moment d’exception. C’est ma règle de vie. Les grands moments se célèbrent par un geste un peu fou. À l’heure de mon «retrait» du quotidien journalistique je me suis dit : je m’offre le traitement VIP d’Ecce Mundo 2 et j’y convie mon amoureux et deux amis afin qu’ils découvrent cette production d’envergure qui m’enchante depuis si longtemps. L’heure était propice : nouvelle page de vie et spectacle renouvelé.

Ecce Mundo 2 Passionara
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour

C’est ainsi que, pour la première fois, je me suis assise dans la première rangée de la salle. Et, sans bémol, j’avoue en avoir eu plein la vue. La proximité s’est révélée une expérience particulièrement intéressante, percevant l’intensité de l’effort, de l’émotion. L’éclat du plaisir dans les yeux, l’insidieux soupçon de crainte dans la difficulté d’un mouvement et la fierté perceptible effleurant le sourire.

Ecce Mundo 2 Passionara
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour

Ecce Mundo 2 amplifie les forces de la première production, attaquant le premier mouvement avec plus de dynamisme. L’introduction, à la fois sobre et moderne, résume les temps confondus en complicité avec une musique intemporelle dans son essence. Comme si les sons et les mouvements s’inspiraient en crescendo de la science acquise de tout ce qui s’est fait depuis 2000 ans.

La fête médiévale est un moment d’exubérance, d’éclatement acrobatique où Philippe Dufresne livre une démonstration impressionnante de souplesse.

Précédant le menuet, nettement amélioré, on a gardé le numéro de chant de Farinelli. Bien exécuté. Mais peut-on questionner le maintien de ce choix? Surtout qu’il est livré dans une tonalité qui ne crée pas l’illusion de la voix du célèbre castrat, mais impose toute la féminité de la soprano. C’est malgré tout l’occasion de redécouvrir la voix de Sonia Simard, plus ample, plus pleine qu’elle ne l’a jamais été, plus épanouie. On lui doit d’ailleurs un très beau duo vocal avec Keven Lemay dans Heure exquise.


Ecce Mundo 2 Passionara
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour




Ce que j’appelle la danse de Shiva Nâtarâja
Ecce Mundo 2 Passionara
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour

À souligner l’incursion en Orient, avec ce que j’appelle la danse de Shiva Nâtarâja. Danse étrange et spectaculaire, comme les costumes de Biélorussie et comme le solo de flamenco dansé par la flamboyante Julie Lévesque. Je demeure une inconditionnelle de Fougueuse passion avec l’inoubliable duel entre énergie irlandaise et flamme latine du numéro Firedance (Marie Breatnach). Mais je retiens, ente tous, le tango très expressif et d’une intense sensualité réunissant Eduardo Lopez et Julie Dubois-Gravel. Un duo de feu où le geste rend éloge à la passion accentuée par le regard sans retenue dont le danseur couvre sa partenaire.

Eduardo Lopez et Julie Dubois-Gravel
Ecce Mundo 2 Passionara - Passion Tango
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour


Eduardo Lopez et Julie Dubois-Gravel
Ecce Mundo 2 Passionara - Passion Tango
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour

Tous ces numéros se suivent à un rythme rapide. Pas de temps mort. Tout est vivacité et maîtrise. Incluant les éclairages qui s’intègrent au spectacle comme partenaires actifs.

Plus près d’eux que je ne l’ai jamais été, j’ai été frappée par la qualité du maquillage. Sans tomber dans le piège des traits soulignés de façon outrancière, ils sont mis en valeur, accentués oui, mais sans excès.

Autre plaisir de cette soirée du 10 juillet, le retour de Sylvia Louis, la magique acrobate du tout premier Ecce Mundo de l’An 2000. Toujours aussi spectaculaire et gracieuse, que ce soit sur cerceau ou sur drapé aérien.



Sylvia Louis - Farewell (Apocalytica)
Ecce Mundo 2
Passionara
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour

Sylvia Louis - Farewell (Apocalytica)
Ecce Mundo 2 Passionara
© Jeannot Lévesque - Photo Sylvain Dufour

Ecce Mundo 2 : Passionnara, un spectacle conçu par Ariane Blackburn, des numéros créés par des jeunes chorégraphes d’ici, interprétés par des jeunes artistes étonnants. Une envolée musicale professionnelle produite, réalisée et présentée dans une galaxie si près de chez vous…
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Pour compléter, un très bon compte-rendu de ce spectacle de Patricia Rainville, publié dans Le Quotidien du 11 juillet 2009.

Ecce Mundo 2 - Texte de Patricia Rainville
© Le Quotidien
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Note : Les photos de Sylvain Dufour, publiées sur ce blogue grâce à la permission gentiment accordée par Jeannot Lévesque photographe, ne concernent que des numéros de la première partie du spectacle Ecce Mundo 2 - Passionara, excepté celles de Passion Tango.

mercredi 8 juillet 2009

Petit bonheur

Victor Laforge - 10 semaines

Un mercredi de soleil. Le sourire de mon petit-fils sous les yeux. Et bientôt l'odeur du pain, pétri à la main ce matin, embaumera la maison heureuse.

Petits bonheurs à profusion. Belle vie!

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